20.01.2010
Bois d'amour
Ici personne
Ne me connaît
Pas même la pluie
Ni le vent
Ni les nuages
Par nature
Changeants
Seuls ici les arbres frissonnent
Dans le silence profond
Du Bois d’Amour
Où souvent résonne
Le bruit de mes pas
Dans les feuilles mortes
De l’arrière-saison
Jacques Herman
2009
09:42 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.01.2010
Une ombre a glissé
Il gisait nu
Dans l’herbe bleue
Une ombre a glissé
Sur son front
Des doigts inconnus
Lui ont fermé les yeux
Le feu qui brûlait
Dans son cœur s’est éteint
Ce soir
On a vu son reflet
Se noyer dans
Les eaux froides du fleuve
Le soleil est parti se coucher
L’herbe et le ciel
Ont viré au noir
Jacques Herman
2009
22:31 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18.01.2010
Nue
La moutarde me monte au nez
Me sort par les oreilles
S’accroche comme une glycine
Aux murs
De la cage d’escalier
Qu’elle tapisse de fleurs
Une femme nue
Couronnée
Bottée
Descend les marches
En douceur
Le sourire figé
Les yeux ruisselant de fatigue
Les belles inconnues
Bottées
Couronnées
Nues
Par nature
M’intriguent
Jacques Herman
2009
08:03 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.01.2010
Chars d'assaut
Cris de joie
Sur fond de colère
Cris de haine
Sur fond d’amour
Miettes d’existence
Bribes de vie
Rires et pleurs
Tout ici s’entremêle
Sous le ciel de l’aube
Et là
Dans la poussière et la fumée
Ce sont de nouveau
Des chars d’assaut
Qui passent
Jacques Herman
2009
01:00 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.01.2010
Pieds de nez
Des noms
Des prénoms
Des dates
Gravés dans
L’écorce blanc mat
D’un bouleau
On dirait autant
De pieds de nez
Infligés
A l’orgueil démesuré
Du temps
Jacques Herman
2009
21:07 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.01.2010
Sur le trottoir d'en face
Tu grilles ta cigarette
Et tu ne vois pas
A travers la fumée
Ce qui se passe
Sur le trottoir d’en face
Le papillon qu’on épingle
Sur un tissu de bure
Le mort qu’on momifie
La fillette au chapeau vert
Qui crie à tue-tête
Que c’est dur
De jouer à l’innocence pervertie
La blonde platinée
Nue comme un ver
Qui fredonne une chanson
Au bras d’un inconnu
Affublé d’un caleçon
Ridicule à pleurer
La porteuse d’eau glacée
Devenue tiède
Sous le soleil d’été
Eteins ta cigarette
Ecrase le mégot du pied
Observe le monde
Tel que Dieu l’a créé
Jacques Herman
2009
16:40 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note



