06.02.2010
Votre misère
Une dizaine d’euros
Dans la poche trouée
Rafistolée
Pour éviter qu’ils roulent
Sur le pavé
De vieilles chaussures
Pleines d’ouvertures
Sur le monde
Une veste élimée
Graisseuse
Qui impose ses
Relents immondes
Dans les foules traversées
Un chapeau dont les bords
Semblent avoir
Eté huilés
Et des cordes nouées
En guise de ceinture
Qui vous marquent la taille
Comme un rictus
Et la pluie qui se met
A tomber
Et la course à l’abribus
Et les voitures
Tous phares allumés
Qui vous passent
Derrière et devant
Et votre misère
Que les parois de verre
N’arrivent pas même
A cacher
Jacques Herman
2009
10:00 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note




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Commentaires
superbe le rythme! on s'essouffle et on reste ainsi, sur le dernier vers, la respiration suspendue!
Ecrit par : den hall | 13.02.2010
Les paysages urbains sont les plus violents
http://l-oeil-bande.blogspot.com/2009/09/le-quatre-heures.html
http://l-oeil-bande.blogspot.com/2009/04/lhomme-larret-du-bus-poeme.html
Ecrit par : MuLM | 15.02.2010
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